Voilà 2 jours de pur bonheur passés au Festival des Nuits Blanches dans le village du Thoronet, en plein coeur du Var.
Le Thoronet est connu pour son abbaye, mais le Festival des Nuits Blanches a tout autant sa place dans la renommée de cette commune d’environ 2500 âmes.
2500, c’est également la capacité d’accueil de ce lieu les soirs de concert.
J’ai rencontré Jean Guibergia, qui est l’instigateur du projet. Niché sur la place de la Mairie et de l’église, ce festival sur 3 jours n’a rien à envier aux autres. De belles têtes d’affiches ont déjà chanté sur cette scène, comme IAM, Emily Loizeau, Jacques Higelin, Asaf Avidan et bien d’autres.
Mais pour que tout cela continue, il faut quelques moyens financiers. Jean Guibergia nous précise que tout le monde est bénévole. En effet, depuis 21 ans, ce festival perdure grâce au dévouement de bénévoles passionnés qui ne comptent plus leurs heures passées à l’organisation de cet évènement.
« Pour trouver les fonds, c’est de plus en plus compliqué, car il y a de moins en moins de subventions. Il y a des subventions de l’Etat mais de moins en moins importantes, la Mairie nous suit un petit peu mais c’est une mairie avec des petits budgets, donc nous comptons uniquement sur les entrées et la buvette. »
Rappelons que le concert est à 25€, et le pass 3 jours à 45€. Les plats proposés à la buvette étaient une délicieuse salade de pâtes au pistou à 3€ et un curry de boeuf avec du riz pour 5€. Il y avait également des sandwiches, quelques stands où l’on trouvait des pâtisseries orientales et du thé à la menthe, et bien sûr un festival sans bière n’est pas un festival digne de ce nom (L’abus d’alcool est dangereux pour la santé à consommer avec modération bien entendu), nous avons pu découvrir ou redécouvrir la Riviera Beer, bière 100% Raphaëlloise.
« Nous, c’est artisanal, et on se régale dans ce fonctionnement, on espère que ça continue comme ça… Même si c’est artisanal on est sérieux, depuis des années on est connu et reconnu par les productions des artistes… Ils ne vont pas tous dans les grands festivals, ils aiment aussi venir sur des plus petites scènes comme celle ci. C’est ça qui est bien, on est sur la place du village, à la fois avec les musiciens, et les riverains. Pour la plupart, ça leur fait plaisir… »
Ce qui a attiré mon attention ce soir là, c’est l’éclectisme de la foule. Cela donnait l’impression d’être à la fête du village comme nous avons tous connus, avec les gens du village assis sur le pas de leur porte, des familles entières, des vacanciers français et étrangers, des gens de communauté diverses et pourtant quelques heures plus tard allait se produire, à quelques pas de là, un groupe mythique des années 80-90, Les Négresses Vertes.
Personnes de tout âges, de tout milieux culturels, de pays différents se mêlaient dans une ambiance festive et détendue.
Là, notre hôte vint à nous raconter le début de sa Légende personnelle :
« On est partis de rien, et avec rien, zéro centime. On avait simplement la volonté de le faire ! La volonté et y croire. Notre premier concert il y a 21 ans c’était Blankass, le groupe de rock, ça a démarré comme ça… D’abord un jour puis deux jours puis trois et voilà. Au bout de quelques temps on s’est dit qu’on arrive à le faire. Avec pas grand chose on arrive à faire de belles choses. Faut y croire simplement. »
Jour 1
Le Thoronet se trouve à quelques kilomètres seulement de la sortie d’autoroute numéro 13 dans le sens Nice Marseille. Vingt minutes d’autoroute environ entre Frejus-Puget sur Argens et la sortie, puis une dizaine de minutes ensuite sur la départementale, rythmés par le chant des cigales, à travers les vignes. Après avoir garé la voiture, il reste environ cinq minutes de marche pour rejoindre le centre par une petite rue animée par un groupe de musique et quelques bars qui ont sortis les tables pour accueillir les festivaliers jusqu’à l’entrée, où se trouve la caravane colorée de la billetterie.
Les festival de cette année a pour ambition de nous faire voyager dans les quatre coins du monde.
19 h Découverte du festival et achat des jetons qui serviront à nous restaurer et acheter à boire.
20 h Arrivée de la fanfare KOFAANIM, qui va mettre l’ambiance, avec des sonorités africaines, avant et entre les sets de ce soir.
21 h Entre en scène, BONGEZIWE MABANDLA, chanteur Sud Africain, avec une musique aux influences reggea, rock.
22 h Les tant attendus NEGRESSES VERTES arrivent. Costumes et cravates pour les musiciens, et chemise rouge et pantalon noir pour Iza Mellino, la touche féminine du groupe, reconnaissable par sa mèche grise contrastant avec ses cheveux noirs.
Comme ils nous ont quittés il y a17 ans, nous les retrouvons aujourd’hui. Leurs plus grands tubes ont certainement rappelé quelques souvenirs à certains : « Voilà l’été », « Hey Maria », « La danse des Négresses vertes » où ils ont invité la foule à danser.
Nous avons pu entendre également « Marcelle Ratafia », la mythique « Zobi la Mouche » juste avant la sortie de scène du groupe. Puis un rappel avec encore quelques tubes légendaires, dont je ne dévoilerai pas les titres, car je vous conseille vivement d’aller les redécouvrir près de chez vous. Ils sont en tournée et passent dans plusieurs festivals français.
/ Toutes les photos ici /
Jour 2
19 h 45 Arrivée de la fanfare LES GARCES EMBOUCHEES. Fanfare typiquement féminine qui entame son répertoire par le générique du célèbre manga japonais Cat’s Eye suivi de Boys Boys Boys de Sabrina, et de Daniela d’Elmer Food Beat.
20 h 30 Le groupe The BARBERETTES / 바버렛츠 prend place avec ses 2 chanteuses coréennes, au look Pin’up.
22 h Le rock engagé et puissant de Morgane Ji, tout droit venu de la Réunion.
23 h 30 Arrivée de la belle AYO, en jupe longue rouge et avec un haut blanc un peu ample. Avec une voix merveilleuse, elle s’adresse au public dans un très bon français, même si elle nous dit que son « français est comme ci comme ça ». Elle souhaite faire passer un message d’Amour pour rapprocher les gens, elle va le chanter en français, en anglais aussi, elle va tous nous émouvoir quand elle parle d’Amour, quand elle dit que le langage Universel est la musique, quand elle souhaite que ceux qui peut-être ne se sentent pas très bien, soient heureux en repartant de son concert. Elle porte la grâce en elle. Elle la dégage. Je l’ai ressenti et je l’ai entendu derrière moi en repartant après le concert, le ressenti était unanime.